Accueil Date de création : 24/02/09 Dernière mise à jour : 24/01/12 18:33 / 421 articles publiés

La moitié du chemin  (Pirouette, Cacahuète !) posté le mardi 24 janvier 2012 18:33

Blog de dianejolie :1+1 = ... 3 !, La moitié du chemin


Incroyable, mais vrai, j'ai fait la moitié. Si l'on en croit le calendrier de mon gynéco préféré, j'en suis à la moitié de ma grossesse.

Et d'ailleurs, j'ai le ventre rond comme un demi ballon de basket, je ne suis plus qu'à moitié écoeurée par l'odeur du yaourt à la fraise, je suis seulement à moitié rassasiée à la fin de mes repas, la moitié de mon trajet à pieds quotidien suffit à me faire tourner la tête, et j'ai toujours, toujours, un coup de barre à la moitié de la journée.

Et puis, en ces périodes de soldes, j'ai fait des achats moitié moins cher qu'en temps normal. J'ai trouvé des vêtements roses taille 3 ans, et parfois même 4 ans, histoire de me faire à moitié peur, face au temps qui file. Et dans mon panier numérique, à côté des robes, j'ai ajouté de minuscules pyjamas, de toutes petites chemises, un joli polo, le tout 2 fois moitié moins grand que ceux du papa, plein de jolies couleurs jaune, vert, et... bleu.


La semaine dernière, la moitié de nos connaissances nous a affirmé qu'ils avaient deviné, qu'ils avaient raison. Car oui, c'est bien un petit garçon que nous attendons. Un "p'itit frère pour moi, parce que je vais devenir une 'rande soeur !", raconte fièrement Diane à sa nounou. A l'échographie, nous avons nettement vu les attributs masculins, même s'il a fallu à Nicolas moitié moins de temps que moi pour repérer le minuscule zizi. J'étais en complète admiration devant ce profil que je trouve parfaitement identique à celui de Bébé-Diane, si bien que je n'ai pas immédiatement compris les allusions du docteur...

Par un fâcheux concours de circonstances, Diane était avec nous, dans la salle obscure. Alors que je m'étais promis de ne jamais l'y amener, j'ai dû m'assoir sur mes principes et la laisser assister à cet instant si intime dans l'histoire d'un couple. Elle n'était qu'à moitié impressionnée par le médecin, et l'a salué de son habituel : "Pas malade, moi !" avant de prendre place à ma tête. Elle a jeté un rapide coup d'oeil à l'écran en noir et blanc, bien moins moderne que ses dessins-animés habituels, et a tenu à me tenir la main à la place de son père. "T'as vu, Maman, moi je te tiens bien, tu vas pas tomber !"

Nous n'avons donc qu'à moitié laissé entrevoir notre émotion, et nous sommes repartis, bras dessus bras dessous, derrière la petite silhouette sautillante.

 

Un p'tit gars, donc.  Le Papa est fier comme un pape, moi je suis à moitié folle de joie, à moitié morte d'inquiétude. Car voyez-vous, un garçon, c'est nouveau. Ma belle assurance pleine de "je-suis-déjà-passée-par-là" fond comme neige au soleil. Je SAIS que je sais faire avec une fille. Et je SAIS que je sais bien le faire. Mais qu'en sera-t-il, avec un bébé chromosomé Y ???

Bien sûr, je me dis qu'un bébé, c'est un bébé. Que j'apprendrai, que ce ne doit pas être si différent, que je vais faire ça fastoche, les mains dans les poches. Mais je n'y crois qu'à moitié.

J'imagine qu'Oedipe m'attend, que je serai pour toute la vie de ce fils l'unique référence en matière de cuisson de steak ou d'odeur de lessive. ça devrait suffire à m'enthousiasmer, mais quand je regarde ma fille essayer de m'embrasser sur la bouche, je me dis que tout ça, je l'ai déjà.

 

Alors, alors... Je ferme les yeux, je pose mes mains sur ce ventre, je caresse les petites bosses fébriles, je chuchotte des mots doux à ce petit tout petit, et je me dis que si moi je ne sais pas y faire, lui il saura, et il me montrera. Et ça me rassure... à moitié !


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Doudou, et le reste du monde  (deux z'ans et demi moi) posté le jeudi 19 janvier 2012 19:07

Blog de dianejolie :1+1 = ... 3 !, Doudou, et le reste du monde

A l'aube de ses 3 ans, et alors que ses dernières heures de "Bébé" filent entre mes doigts sans que je parvienne à les retenir, il est temps de faire un point sur ses DOUDOUS.


Le dernier rapport remonte à 2 ans... Depuis, les choses ont évolué. Certains diront : "ont empiré".


Ce qui est drôle, c'est que ni Nicolas, ni moi, ne parvenons à nous rappeler du moment précis, de l'instant X où Diane a choisi son doudou. Je crois qu'elle avait 6 ou 7 mois, quand le morceau de tissu (rose, à l'époque) a commencé à squatter la poussette, le transat, le trotteur, le sac à langer, et bien sur, le lit.

La première chose dont je me souviens, c'est qu'elle s'endormait en se le posant sur le visage. Alors, je me faufilais dans sa chambre en pleine nuit pour dégager son nez, mais elle replaçait systématiquement le doudou. C'est là que j'ai compris que cette peluche avait quelque chose de spécial...

Dès qu'elle a su tenir debout, et afin d'avoir les mains libres pour se déplacer en "spiderman", elle se posait Doudou sur la tête, ou alors elle le tenait entre ses 4 dents. J'avais toujours peur qu'elle se prenne les pieds dedans, mais en maman-moderne-pas-castratrice-confiante-en-son-enfant, je taisais mes craintes, et laissais faire...

 

Dou-dou, première syllabe maîtrisée et prononcée, avant Pa-pa, et bien avant Ma-ma... C'est nous qui lui avons présenté l'objet sous ce nom. J'aurais aimé lui laisser le temps d'en trouver un, mais je n'ai pas eu le courage de désigner pendant encore 6 ou 12 mois l'objet de tous ses désirs sous son terme scientifique... "Diane, tu veux ton objet transitionnel ?" Non, vraiment, ça manquait de charme. Nous avons donc fait simple et efficace, très vite et d'un commun accord nous l'avons nommé Doudou...

Mais Doudou est partageur. Pendant un temps interminable, Diane m'a appelée Doudou, sans se décider à prononcer le doux mot de Maman. Moi. Sa mère. Sa génitrice. 9 mois de grossesse et 24h d'accouchement. Réduite au rôle de Doudou... Epouvantable période.

Bien sûr, depuis, Miss s'est largement rattrapée et m'arrose à volonté, et même plus, de ces 2 syllabes tant espérées. J'ai même compris que c'était normaâal, n'est-ce pas, qu'elle ne voulait pas se séparer de môa, n'est-ce pas... Il n'empêche, je garde de cette époque une rancune tenace envers le bout de tissu adoré.

 

Tant et si bien que j'ai essayé de le remplacer. Pour de vrai. Par une copie conforme, et sous le prétexte que "si on en perd un, on trouvera toujours l'autre". C'était sans compter sur l'odorat sur-développé de ma fille, qui m'a très vite expliqué que "ça va pas la tête, t'es complètement miro, ils n'ont rien à voir !". D'ailleurs, dès qu'elle a su parler, elle a trouvé à l'usurpateur un nouveau patronyme : "Doudou Jeanne", du nom de sa copine de l'époque. Ce nom lui est resté, mais aujourd'hui, même nous ne pouvons plus les confondre, tant Doudou Jeanne est restée rose et blanche, alors que Doudou... a viré au gris-marron indéfinissable.

Son père a fait un test, ce week-end. Diane-cobaye sur ses genoux, il a trouvé sur internet une photo de son doudou à vendre. Et Diane d'expliquer doctement à son père : "Mais non, Papa..... C'est pas Doudou, c'est Doudou Jeanne !" Et joignant le geste à la parole, elle lui a montré : "Re't'arde, Papa, Doudou Jeanne est rose, Doudou est gris !" Elémentaire, mon cher Watson...

 

Je tiens, à ce point du récit, à vous donner une petite précision : si si, nous avons l'eau courante à la maison. Et même, incroyable mais vrai, une machine à laver, presque neuve, avec tout un stock de lessive qui coûte un bras mais qui sent terriblement bon (selon les critères maternels). J'aurais donc pu empêcher Doudou de virer au gris.

Mais comme je vous l'ai annoncé en préambule, plus Diane grandit, moins il est facile de l'éloigner de Doudou. Comme dans le même temps, elle devient tout à fait capable de se passer de moi (en journée du moins), je me dis que Doudou y est peut-être pour quelque chose. C'est comme une espèce de transfert qu'elle a démarré à ma reprise du boulot (7 mois) et qu'elle a accéléré avec ma prise de boulot à plein temps (30 mois). Alors je n'insiste pas, et je la laisse trimbaler Doudou partout. PARTOUT. ABSOLUMENT PARTOUT.

Mais comme il me reste quelques notions d'hygiène, et que mon nez délicat ne souffre pas toujours l'odeur du Doudou Cracra, nous avons passé toutes les deux un accord tacite : un samedi matin sur deux, je le lave. Systématique (systématiquement...) elle proteste, pleurniche, s'énerve, tente de me convaincre, part bouder, et revient toutes les 10 minutes me demander si Doudou a fini son bain. Quand enfin la machine calme ses derniers soubresauts, elle se précipite et m'appelle. Parce que son despotisme a des limites, elle me laisse prendre le temps d'étendre le linge, mais surveille le moindre de mes faits et gestes. Quand elle aperçoit Doudou, elle glousse, re-glousse de bonheur, et freine l'élan qui la pousse vers lui. Elle sait qu'il "propre Doudou, mais tout mouillé !" Alors, elle court dans la salle de bain me chercher le sèche-cheveux.

Je branche l'engin, Diane s'installe à une distance respectable du bruit et de la chaleur, mais ne me quitte pas des yeux. Avec les années, je suis devenue une experte. Je suis capable de le sécher en 10 minutes chrono. Tant bien que mal, Diane patiente, et à la seconde où j'éteins le sèche-cheveux, elle se jette sur moi et m'arrache, ou presque, le doudou des mains.

Tant pis si il est encore humide, tant pis si il est plein d'odeur chimique, Diane enfouit son visage dedans, rigole-sanglote, et s'enfuit dans sa chambre, au cas où il me vienne à l'idée de recommencer.

Pour lui adoucir ce moment, j'ai tout essayé : la prévenir la veille, lui piquer en douce le doudou pendant qu'elle est devant les dessins animés, lui proposer une balade ou un jeu le temps que la machine tourne... Rien à faire. Sa vie est suspendue pendant une heure, elle fait les choses à moitié concentrée, me boude plus ou moins ouvertement, et ne se détend tout à fait qu'une fois Doudou rendu à sa propriétaire.

 

Le grand âge de Diane nous permet toutefois une petite nouveauté que j'apprécie à sa juste valeur. Désormais, Diane le sait, si elle décide de balader Doudou avec elle, ce sera SA responsabilité. A elle d'y penser, d'y faire attention, de ne pas l'oublier, de ne pas trop le salir... Bien sûr, nous gardons toujours un oeil dessus. Mais officiellement, on ne S'EN OC-CUPE PLUS ! Débrouille-toi cocotte...

Nous assistons donc, éberlués, à de rares moments où Diane hésite, tergiverse, et finalement décide de sortir au parc SANS Doudou. Ben oui, les mains libres pour monter sur le toboggan, c'est quand même mieux. Et le Doudou dans la bouche, ça allait tant qu'elle ne parlait pas, mais désormais, ses priorités ont légèrement changé.

 

Bien sûr, nous n'envisageons pas une seconde d'enterrer Doudou. Il est là, bien là, et quelques choses me dit que dans les mois qui vont suivre, Diane lui trouvera un surcroit d'intérêt... Et de toute façon, il est absolument HORS de question de lui interdire, ni même de lui imposer quoique ce soit (que la nuit, que la sieste, que la chambre)... Elle fera ce qu'elle veut avec, le temps qu'elle voudra. Et le gros, l'immense avantage du Doudou sur la tétine, c'est qu'on ne lui interdira pas à l'école... D'ailleurs, elle a déjà pigé, grâce à Bali et autre T'choupi à l'école, que le Doudou ira dans une "boite à doudous" la journée, qu'elle le récupèrera le soir. Et pour l'instant, ça n'a pas l'air de la traumatiser...

 

Alors, ma Dianette, tripote l'étiquette, suçotte l'oreille, câline, caresse, respire ton Doudou à ton aise... C'est promis, même à 3 ans, tu pourras continuer, sans aucune crainte à avoir. Et un jour lointain, je te raconterai l'histoire de MES doudous, et je t'avouerai l'âge indu auquel j'ai arrêté de dormir avec...


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16 janvier 2009  (Flore-ilèges !) posté le lundi 16 janvier 2012 20:19

Blog de dianejolie :1+1 = ... 3 !, 16 janvier 2009

Il y a pile 3 ans...

- Je comptais les jours en préparant une valise pleine de toutes petites choses.

- J'essayais d'apprivoiser un nouveau vocabulaire (turbulette, liniment, sérum phy...) en m'écrivant de courtes listes et en gardant à portée de main mon vieux dico.

- Je suivais de près les travaux de la chambre rose, incapable de résister à l'envie de moi aussi donner un coup de peinture sur le lit à barreaux.

- Je choisissais les livres, les doudous et le mobile qui égaieront la pièce encore vide.

- Je multipliais les lessives, juste pour le plaisir d'étendre sur mon balcon ces minuscules bouts d'etoffe à côté des pulls de mon amoureux.

- Je ne me posais aucune question sur l'accouchement, navigant entre totale inconscience de ce qui m'attendais et refus obstiné de chercher à savoir.

- Je boycottais les cours de préparation à l'allaitement, bizarrement convaincue que je trouverai seule le mode d'emploi, et que Diane m'y aiderait.

- Je savourais chaque minute passée en tête à tête avec le futur papa, consciente que cette intimité serait mise à mal les 2 prochaines décennies, mais incapable de parler d'autre chose que de mon nombril.

- Je vénérais mon gynéco, au point de boire chacune de ses paroles et de rire bêtement à la moindre de ses blagues.

- Je réflechissais au faire part de naissance, et l'idée de tenir un blog commençait à trotter dans un coin de ma tête.

- J'étais absolument, totalement, viscéralement incapable d'envisager autre chose qu'un happyend pour terminer ces 9 mois.

- Je pestais contre la liste d'examens médicaux à faire encore, contre les folles qui me prédisaient un accouchement la semaine de la pleine lune, contre mes doigts qui gonflaient tant que je devais porter ma bague de fiançaille sur une chaîne autour du cou, contre les mal-polis qui ne me laissaient pas leur place dans les transports en commun, contre mon canapé qui me semblait plus bas de jour en jour, contre cette vessie incapable de tenir toute une nuit, contre ce bébé qui prenait mes côtes pour un xylophone et mon estomac pour un matelas, contre le calendrier qui semblait ne jamais vouloir avancer...

- J'étais persuadée de vivre un truc absolument unique que personne n'avait vécu avant moi, et que plus personne ne vivrait après.

 

Et aujourd'hui...

- Je regarde cette petite tête blonde qui vit plein de choses sans moi, qui n'a besoin de moi qu'occasionnellement, qui prend ses décisions sans me demander mon avis, et je me surprends à me demander si c'est bien moi qui l'ai faite.

- J'admire ces yeux bleus capables de virer au gris sous la colère ou au vert sous l'émotion, ce petit nez retroussé, cette bouche si rouge, et je me dis que finalement, il y a quand même de moi sur cette bouille-là.

- Je me tords de rire devant ses réparties, je perds mes mots face à son flot nourri de question, je fonds sous ses mots doux, et je pense qu'on a eu une sacrément bonne idée, il y a 3 ans et des brouettes...

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Imagine...  (deux z'ans et demi moi) posté le mercredi 11 janvier 2012 20:43

Blog de dianejolie :1+1 = ... 3 !, Imagine...

... all the people... living for today... living in the peace... Imagine all the people...

 

Vous le savez, nous le savons : Diane a une imagination... disons... débordante !

Avant même de savoir parler, elle s'inventait des histoires abracadabrantes et prenait ses doudous pour un petit théâtre de marionnettes. Depuis toujours, elle nous réveille la nuit par ses blablas nocturnes, preuve d'une vie rêvée riche en aventures. Avec l'acquisition de la parole, elle nous régale de ses perles et de ses bons mots. Le moindre jeu de sa chambre prend vie entre ses mains. Une peluche, un playmobile, mais aussi un dessin, un livre, une figurine quelquconque... Tous ont une biographie fournie, et ils entretiennent entre eux des rapports failiaux et amicaux complexes et très sérieux.

Garde à vous si vous prenez telle "Mimi souris" en papier pour la cousine du Doudou Jeanne ! Il s'agit en fait de la COPINE du Zèbre Playmobile, elle ne fait PAS DU TOUT partie du cercle très fermée des doudous préférés, et de toute façon, elles ne se croisent qu'à l'école, et seulement si la maîtresse, Barbie Maîtresse, a dit qu'elles pouvaient se parler, mais un peu seulement, et pas trop fort...

Complexe, vous dis-je.

Elle pose mille questions, et comme cette petite tête blonde a également une mémoire prodigieusement énervante surprenante, elle retient absolument tout. Elle recoupe donc les informations à sa sauce, et s'invente un monde à la fois unique, mais aussi diablement proche de la réalité.

 

Avec la Fée Imagination et la Fée Mémoire, une troisième coquine s'est penchée sur le berceau tant chéri. Nous le soupçonnions, mais les choses se précisent : la Fée Comédienne.

J'en vois qui rigolent dans un coin. Bon sang ne saurait mentir, disent-ils.

Peut-être, mais je suis persuadée qu'avec Diane, nous atteignons un somment de l'art dramatique inconnu dans nos familles jusque là.

Par exemple, lors du bain, elle installe ses jouets sur le bord de la baignoire, me réclame mon attention, et se lance dans une grande fresque épique qui va durer 5 bonnes minutes. Le canard est devenu un Méchant Pirate qui kidnappe les bébés Poissons ! L'angoisse du spectateur atteint son paroxysme sous l'oeil goguenard de Diane qui met fin au supplice en faisant intervenir Maman-Bouteilledeshampoingspécialcheveuxlongs. Elle délivre les bébés poissons, sermone le vilain Méchant Pirate qui redevient gentil, enfin.

Et vous êtes priés d'applaudir, afin que Diane puisse correctement saluer son public.

 

Dans le même veine, il lui arrive depuis quelques jours de traîner ses différents instruments de musique au centre du salon. De sa voix la plus impériale, elle déclame : 'Mesdames z'et Messieurs, c'est le pestacle de musique de Diaaaane !" Et on a intérêt à s'exclamer, à s'ébaubir, à se pâmer d'admiration... jusqu'au salut final.

(à ce point là, j'hésite entre m'inquiéter pour ce narcissisme démesuré et m'extasier devant ce sens inné de la scène).

 

Alors oui, c'est vrai, on ne l'a jamais freinée dans ses délires, on a même carrément tendance à l'encourager. C'est vrai aussi que régulièrement, j'amène Diane assister à des spectacles. Je reconnais également que nous sommes souvent nous-même "en représentation". Pour la faire rire, pour faire passer un moment désagréable ou pour désamorcer un début de colère.

Mais malgré tout, je pense qu'il y aussi de l'inné. Sous sa bouille timide et calme se cache un caractère bien trempé, voir sacrément tétu et affirmé. Très vite, elle a appris à gérer la frustation d'être obligée d'obéir en devenant le chef incontesté de toute une bande de doudous. Ensuite, elle s'est mise à extérioriser les moments forts de sa courte vie en les mettant en scène : une visite chez le pédiatre, une grosse punition, un anniversaire, une dispute...

 

Je précise qu'elle ne cherche pas spécialement à nous faire passer des messages. Elle est tout à fait capable de nous envoyer sur les roses, droit dans ses bottes, sans avoir besoin de passer par son théâtre de marionnettes.

C'est autre chose, un esprit qui tourne vite et bien, une envie d'être le centre de notre attention, un besoin constant d'être rassurée et félicitée.

 

Alors, on se demande ce que tout ça donnera. Je suis assez curieuse de voir comment ce goût pour l'imaginaire et le spectacle évoluera. Mais à voir le nombre de livres qu'elle dévore tous les jours, des dessins animés qu'elle réclame à corps et à cris, des nouvelles comptines qu'elle mémorise quotidiennement, j'ai tendance à penser que ce n'est que le début !

 

Ma petite Diane, tu me fais parfois tourner en bourrique, mais je ne me lasserai jamais d'écouter tes histoires...

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Métempiriques  (Les perles de Diane, bizarreries lexicales) posté le mercredi 14 décembre 2011 18:33

Devant une photo de ma grand-mère...

- C'est qui, Maman ?

- C'est ma Mamie.

- Elle est où, ta Mamie ?

- Et bien, elle est morte.

- Elle est morte ? Alors elle est où ?

- Heuu... ça veut dire que je ne la verrai plus, mais qu'elle restera pour toujours dans mon coeur.

- (intense réflexion) Alors toi, tu as ta Mamie dans ton coeur, et ton bébé dans ton ventre ! Y'a beaucoup du monde !

- ... !

(Et dans mes pattes, là maintenant tout de suite, j'ai qui, hein ?! Nan mais Diane, faut pas déc**ner, non plus... Tu vois, c'est comme quand tu me demandes si le Père Noël c'est un rêve, ou si on mange les animaux. Normalement, ces questions métaphysiques devaient attendre tes 6 ans ! Minimum !! C'était dans le contrat... Là, je n'ai pas DU TOUT eu le temps de refléchir à des répones intelligentes, je ne me suis même pas mise d'accord avec ton père sur cette histoire de Paradis, de Pôle Nord et de boucherie, d'ailleurs j'ai tendance à confondre les thèmes, tu vois tu m'embrouilles, alors t'es gentille, tu retournes à tes doudous, et je ne veux plus t'entendre, sauf si c'est pour me donner des nouvelles de tes poupées... Allez zou !)

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